HISTOIRE   D’EAU          

      A l’ordre du jour du conseil municipal du 26 octobre 2006 : L’analyse du rapport de la SEREX par la D.D.A.F.

      En début de mandature, Christian Berkesse, s’appuyant sur une étude conduite par son prédécesseur, Henri Zissler, avait amené la compagnie générale des eaux à revoir ses tarifs à la baisse, (comme l’avait fait la mairie de Saint Paul). Malgré cela, M Berkesse décidait de changer le délégataire pour la distribution de l’eau potable, et choisissait ainsi la « SEREX ». Agissant, comme à son habitude dans la précipitation et sans aucune concertation, il n’a pas pris toutes les dispositions permettant d’informer le nouveau délégataire de l’état réel du réseau d’eau.

       Savez vous que les besoins annuels de la commune en eau sont d’environ un million de m3, et que les pertes dues à la vétusté du réseau sont biens supérieures ? Nous perdons plus d’eau que nous n’en consommons ! (on se demande pourquoi l’AVEC, qui était très inquiète de la pénurie d’eau à  la Colle ne clame pas haut et fort « Stop au gaspillage ! ») Comment  la SEREX peut elle faire face à  ses engagements, quand elle nous présente un déficit annuel de 300.000€ ? Se sentant flouée par l’appel d’offre, elle intente un procès à la commune. D’ailleurs Mr Berkesse, dans sa gestion irresponsable, n’a toujours rien provisionné dans ses comptes, se croyant sans doute en position de force. Plus grave encore, alors que son prédécesseur avait constitué une cagnotte sur le budget de l’eau pour mener à bien la rénovation du réseau, Mr Berkesse s’est empressé dès le début de sa mandature d’utiliser cette manne dans le budget de fonctionnement. Voilà le triste bilan, encore une initiative, prise dans la précipitation, qui nous coûtera plus cher que les économies constatées à ce jour. Mrs Berkesse et Hely se réjouissent d’avoir enlevé le monopole de l’eau à la CGE. Encore eut-il fallu prendre en compte le contexte dans sa globalité, avant de se précipiter sur des économies, qui à long terme se révèleront très coûteuses. Fallait-il alors ne pas remettre le présent marché en concurrence ? Il est indispensable dans une économie de marché de mettre régulièrement en concurrence les entreprises pour ne pas tomber dans le marché captif, mais lors de la décision finale, il faut prendre en compte tous les paramètres, pas seulement le prix.                                                       

                                                                                      Gilbert Garelli